Sida : malgré une pévalence faible, la situation "encore préoccupante" (CNLS)

La situation de l’épidémie du VIH revêt un caractère préoccupant, sous différents aspects, estime le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), en perspective d’un atelier à l’intention des parlementaires et des autorités de l’administration et des forces de sécurité.
« Malgré un taux de prévalence faible au niveau de la population générale (0.7%), la situation de l’épidémie VIH au Sénégal est encore préoccupante à plusieurs égards », alerte le CNLS dans communiqué de presse.
Le CNLS rappelle en effet le caractère concentré de l’épidémie du VIH au Sénégal. Ainsi, la prévalence reste « très élevée au niveau des populations clés les plus exposées, comme les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (MSM) avec 21.8%, les professionnelles du sexe (8.5%) et les consommateurs de drogues injectables (CDI, 9,4%) ».
« Il s’y ajoute une féminisation qui se traduit par un ratio femme/homme de 1,6 (2011), alors qu’au début de l’épidémie (1986) le virus touchait seulement une femme pour 4 hommes », signale encore le communiqué.
Il souligne que « l’analyse des vulnérabilités et la nécessité de développer des stratégies à haut impact ont conduit à s’intéresser à la situation des populations clés ».
Il cite en particulier les professionnelles du sexe (PS), les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) et les consommateurs de drogues injectables (CDI).
« En adoptant la stratégie TATARSEN, souligne le CNLS, le Sénégal s’est approprié l’objectif d’avoir à l’horizon 2020, 90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut VIH, 90 % des personnes connaissant leur statut qui reçoivent un traitement et 90 % des personnes sous traitement contre le VIH qui parviennent à un état de suppression virale ».
Il indique que « la situation de ces groupes prend une résonnance particulière compte tenu d’un environnement socioculturel voire politique sensible ». A ce propos, il explique qu’ »un des plus grands défis de la réponse au VIH/Sida est actuellement de réussir un ciblage systématique et à grande échelle de ces groupes, sans accroître la stigmatisation envers eux ».
Pour le CNLS, « un environnement favorable » constitue le passage obligé « permettant de relever ce défi à travers une approche qui protège les droits humains des populations-clés et qui prend en compte leurs spécificités sans pour autant violer les lois en vigueur et heurter les sensibilités socio culturelles et religieuses ».
« Par conséquent, poursuit le CNLS, il s’avère opportun d’engager des stratégies adaptées et pertinentes pour réduire la vulnérabilité des populations-clés et leur prise en compte dans les programmes de prévention et de prise en charge contre le VIH/SIDA ».
Il estime qu’ »une telle approche passe nécessairement par une compréhension des enjeux d’une approche basée sur le Vih et les droits humains et une collaboration avec les autorités administratives, les secteurs clés du gouvernement et les forces de sécurité ».
« C’est dans cette perspective que le CNLS organise un atelier pour améliorer la compréhension des parlementaires et des autorités de l’administration et des forces de sécurité sur les stratégies du Programme Sida et de la gestion des populations-clés. Cet atelier se tiendra les 14 et 15 juillet 2016 à l’Hôtel King Fahd de Dakar à partir de 09 h », explique le communiqué de presse.
Source:APS

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