Pêche et Aquaculture : Vers la validation de la nouvelle Lettre de politique sectorielle

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ont organisé, hier, un atelier national de restitution et de validation du projet de la nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement des pêches et de l’aquaculture.

Près de 120 participants, représentant des services techniques des ministères de la Pêche et de l’Economie, des organisations professionnelles du secteur, de la recherche et des membres du «Groupe thématique pêche des partenaires techniques et financiers», notamment la Jica et l’Usaid se sont retrouvés, hier, pour se pencher sur la validation du projet de document final de la Lettre de politique sectorielle de développement des pêches et de l’aquaculture (Lpsdpa).

Le processus de formulation de ce projet de nouvelle lettre s’est déroulé de manière participative et inclusive, avec des consultations nationales menées dans les principales localités du pays à forte concentration d’investissements publics et privés et à fort potentiel de développement halieutique et aquacole. Ces consultations, conduites par la Cellule d’études et de planification (Cep) de façon conjointe avec les experts de la Fao, les chefs de services régionaux des pêches et les points focaux des structures maîtresses d’œuvre, ont débouché sur l’élaboration d’un projet de document de Nouvelle lettre de politique sectorielle de développement des pêches et de l’aquaculture qui a été partagé et validé par le comité technique en novembre 2015.

Lutter contre la pêche illicite
Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a déclaré que cette nouvelle lettre vise à accélérer les réformes en cours, d’accroître leur efficacité en renforçant la cohésion interne des projets et programmes publics sur trois objectifs. Il s’agit de la gestion durable des ressources, le développement aquacole et la promotion et la valorisation des productions halieutiques et aquacoles. M. Guèye indique que l’une des innovations majeures de ce projet de lettre, est l’introduction de mécanismes de suivi de la mise en œuvre avec des revues périodiques. Il a invité les partenaires techniques et financiers à accompagner son département dans le financement de la mise en œuvre de cette nouvelle lettre. Le ministre de la Pêche a rappelé l’importance de ce secteur qui a généré, en 2015, près de 195 milliards de FCfa soit 20,87 % des recettes nationales d’exportation. Mais il appelle au renforcement de la surveillance pour lutter contre la pêche illicite non réglementée qui fait perdre près de 150 milliards de FCfa par an au Sénégal.

Le Représentant résidant de la Fao au Sénégal, Vincent Martin, soutient qu’il existe un certain nombre de pré-requis à satisfaire avant d’engager les réformes majeures attendues. Il s’agit de procéder à la réorganisation des institutions du département de la pêche ; à l’adaptation du code de la pêche continentale ; à la mise en place d’un régime économique particulier pour l’aquaculture ; au renforcement des capacités humaines du ministère. Il ajoute que ces pré-requis constituent le gage d’une exécution efficace des réformes contenues dans la nouvelle Lpsdpa. Au nom des partenaires techniques et financiers, Sharon Carter, directrice adjointe de l’Usaid a invité à une lecture de la dimension économique de la lettre qui permettra de l’articuler à l’atteinte des cibles du Plan Sénégal émergent.
Source:lesoleil

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