Les relations entre Cuba et les États-Unis « sont en déclin », selon le président Miguel Díaz-Canel

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a reconnu dimanche que les relations entre La Havane et Washington « sont en déclin », et a affirmé qu’il était ouvert au dialogue, mais entre pays « égaux ».

Pour son premier grand entretien télévisé depuis qu’il a succédé à Raul Castro en avril dernier, le président cubain Miguel Díaz-Canel s’est montré, dimanche 16 septembre, partisan d’une ligne ferme face au voisin nord-américain alors que les relations entre les deux pays sont en « déclin ».

« Nous maintenons encore des voies de dialogue et notre position est de ne rejeter à aucun moment les possibilités de dialogue, mais cela doit se faire entre égaux, on doit nous respecter et ne pas conditionner notre souveraineté », a affirmé le dirigeant de 58 ans sur la chaîne latino-américaine Telesur, reconnaissant que les relations entre La Havane et Washington « sont en recul » depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

« Si le gouvernement des États-Unis garde cette attitude aberrante, il n’y a pas de dialogue (…). Il faudrait demander au président américain s’il veut dialoguer avec Cuba et cela ne peut pas se faire depuis une position toute-puissante », car « nous ne sommes pas disposés à faire des concessions sur les principes ».

« Un peuple condamné à mourir de faim »

Cuba et les États-Unis avaient rétabli leurs relations en juillet 2015 après plus de 50 ans de rupture, mais le Congrès américain avait maintenu l’embargo économique en vigueur depuis 1962, contre la volonté du président à l’époque, Barack Obama.

L’arrivée de Donald Trump a ensuite marqué un nouveau coup de froid avec le rétablissement de sanctions en novembre 2017 puis un épisode, encore non-élucidé, d' »incidents de santé » qu’auraient subi des diplomates américains à Cuba, entraînant la réduction du personnel des États-Unis présent à La Havane.

« Nous n’avons attaqué personne ! », a clamé dimanche Miguel Diaz-Canel, rejetant aussi toute possible implication de la Russie, évoquée par certains journaux : « C’est impossible, nous avons trop d’éthique pour demander à quelqu’un d’attaquer un autre ».

Le président a réaffirmé par ailleurs que l’embargo américain avait des effets désastreux pour l’île. « C’est un peuple condamné à mourir de faim », a-t-il dénoncé.

Source France 24

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