Côte d’Ivoire : « Les tensions sont artificiellement créées par l’opposition qui refuse d’aller à une élection présidentielle » (Mamadou Touré)
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Le ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et par ailleurs porte-parole adjoint du gouvernement, Mamadou Touré s’est prononcé sur le troisième mandat d’Alassane Ouattara le lundi 21 septembre 2020. Il a fait savoir que Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA a déjà fait deux mandat au même titre que Alassane Ouattara.

Selon Mamadou Touré, « les Ivoiriens aspirent à la paix. Nous sommes un pays qui a vécu une crise sans précédent en 2010. Et depuis dix ans, le gouvernement avec certains acteurs s’est attelé autour du Président Ouattara pour ramener la tranquillité, la paix. Le peuple de Côte d’Ivoire sait apprécier ce climat de paix et de cohésion sociale en Côte d’Ivoire ». « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de tensions. D’ailleurs, ces derniers temps, les tensions sont artificiellement créées par l’opposition qui refuse de clairement de rentrer dans le jeu démocratique et d’aller à une élection présidentielle. Elle refuse clairement d’accepter les règles de jeu. Ces tensions ont pour responsabilité l’opposition. Vous avez pu constater que malgré les mots d’ordre de manifestation qui ont été lancés, l’immense majorité de la population refuse de suivre cette opposition dans ce schéma de chaos pour notre pays. Nous déplorons les morts », a dénoncé le ministre porte-parole.

« Concernant la candidature et le rôle prétendument controversé du conseil constitutionnel, je voudrais rappeler qu’on ne peut pas avoir un jugement à géométrie variable sur le conseil constitutionnel. Je voudrais rappeler que beaucoup de juristes se sont étonnés que le président Henri Konan Bédié, membre du conseil constitutionnel ait déposé sa lettre de démission le 3 juillet alors que la loi électorale l’obligeait à déposer cette démission avant. On ne peut pas saluer une décision du conseil constitutionnel lorsqu’elle acte la candidature d’Henri Konan Bédié et dénoncer une décision du conseil constitutionnel lorsqu’il s’agit d’Alassane Ouattara », a-t-il mentionné.

« Nous avons une nouvelle constitution qui a été adoptée en 2016. Et à l’occasion de l’adoption de cette nouvelle candidature, Georges Aka, le représentant d’Affi N’Guessan disait sur les antennes de France 24 que si cette constitution de 2016 était adoptée, monsieur Ouattara pourrait faire de nouveau acte de candidature parce que le compteur était remis à zéro », a souligné le natif de Daloa. « Je pense que la politique c’est la bonne foi, il ne peut pas venir aujourd’hui se dédire. Tous étaient d’accord qu’il s’agissait d’une nouvelle constitution comme au Sénégal, au Rwanda, au Togo. Ce qui a permis au Président Ouattara d’être à nouveau candidat. Donc, Affi N’Guessan a fait campagne dans ce sens », s’est-il justifié.

« Sur la Commission électorale indépendante, c’est qu’elle a fait l’objet d’une recommandation de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Et toutes les revendications de l’opposition ont été acceptées. Un poste a été accordé au PDCI qui malgré l’accord de ce poste, refuse de venir au niveau des débats. La reprise des élections au niveau des commissions locale a été acceptée par le gouvernement. Les discussions sur le code électoral, il y a eu des consensus et le gouvernement a concédé des points à l’opposition. La Commission électorale est dans une forme très améliorée par rapport à 2002 ou en 2014 », a relevé Touré. Et de déduire, « en réalité ce qu’on doit retenir, l’opposition n’est pas prête aux élections. Cette tension est artificiellement créée. Les Ivoiriens vaquent à leurs occupations ici à Abidjan. Les gens ont repris le travail. Les manifestations que nous avons vu ont été le fait de guérilla organisée par des groupuscules d’extrémistes qui ont tué et pillé. Le gouvernement a tout mis en œuvre pour arrêter ces violences ».

« Sauf faire preuve de mauvaise foi, il est constant que même en renonçant à se présenter une nouvelle fois, le Président Ouattara dans toutes ses déclarations a pris le soin de mentionner qu’il le faisait en dépit du fait que la constitution lui permettait d’être candidat. De l’autre côté, nous avons eu la mort brutale d’Amadou Gon Coulibaly. Nous étions à un mois et demi du dépôt des candidatures. Et à l’unanimité, l’ensemble des cadres ont choisi Alassane Ouattara. Nous avions à faire face de défis d’union en notre sein et de façon consensuelle nous avons décidé de choisir notre candidat. Vous savez ce que nous pensons de la candidature de Bédié qui a 86 ans ? Il a terminé le mandat du président Houphouët et il a fait même un mandat qui de sa faute a été écourté en 1999 », a-t-il détaillé.

Rappelons que Henri Konan Bédié a assuré l’intérim de la présidence de la République de Côte d’Ivoire en tant que président de l’Assemblée nationale, lorsque Félix Houphouët-Boigny meurt le 7 décembre 1993. En 1995, il est élu Président de la République. Le 24 décembre 1999, une mutinerie dégénère en coup d’état et Henri Konan Bédié quitte en catastrophe le palais présidentiel à bord d’un hélicoptère de l’armée française et le général Robert Gueï s’installe au pouvoir.

Source: afriksoir

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